Nous avons pris part à la consultation publique sur la pose de deux nouveaux câbles sous-marins intercontinentaux Medusa par l'entreprise AFR-IX Telecom sur les plages de la Vieille-Chapelle à Marseille, dont les 8 760km de câbles vont relier Chypre, la France, l'Italie, le Portugal, l'Espagne, l'Algérie, l'Egypte, le Maroc et la Tunisie, et avons exprimé notre opposition à la réalisation de ce projet.
Nous considérons qu'il est urgent de mettre un frein au développement constant de ces infrastructures et urgent de nommer les violences qu'elles provoquent. Dans un contexte de bouleversements climatiques et géopolitiques majeurs, ces infrastructures sont prises dans une trajectoire technique et historique qui nous mènent vers un durcissement du capitalisme technologique, de l'empilement industriel écocidaire et de ses violences coloniales et sociales
Avec les data centers, les câbles sous-marins intercontinentaux de fibre optique sont une composante structurelle de l'architecture de l'infrastructure du numérique - 99% du trafic internet transite par des câbles sous-marins.
Plus de 18 câbles de fibre optique intercontinentaux arrivent sur le littoral marseillais, faisant de la ville un noeud infrastructurel majeur du réseau mondial, et un point d'ancrage pour les opérateurs de la tech en quête de la conquête "nouveaux marchés" notamment en Afrique et en Méditerranée. Le projet Medusa n'échappe pas à ce constat. AFR-IX, porteur du projet, est un opérateur européen pour qui l’Afrique est avant tout un marché à conquérir.\ \ Nous proposons dans le document disponible ci-dessous une analyse du coût écologique de production des câbles, de leurs impacts territoriaux sur l'environnement, et une grande inquiétude sur la gestion de fin de vie des câbles.